
12 mai Le maïs au stade 2 à 4 feuilles souffre du stress hydrique
Ces dernières semaines, de nombreux champs de maïs n’ont reçu que 15 l/m² de précipitations ou moins. Les jeunes plantes de maïs qui ont atteint le stade de 2 à 4 feuilles souffrent du stress hydrique : elles n’absorbent pas suffisamment d’eau. Or, sans eau, l’assimilation des éléments nutritifs – même présents en quantité dans le sol – reste très limitée.
Les nuits froides aggravent la situation
Les températures nocturnes basses de la semaine dernière ont ralenti l’activité racinaire. Résultat : l’absorption du potassium (K), du phosphore (P) et du magnésium (Mg) se fait encore plus lentement. En cas de semis précoce ou de sols froids, la sensibilité au stress peut encore augmenter.
Symptômes du stress hydrique : carences et ralentissement de la croissance
Signes typiques de ce stress
- Bords des feuilles secs et brunis : nécrose des bordures, brunissement des feuilles âgées, souvent confondu avec une carence en potassium (K). En réalité, c’est bien souvent une conséquence du stress hydrique : l’élément est présent dans le sol, mais mal absorbé.
- Feuilles jaunes ou brunâtres : signalent des carences en azote (N), phosphore (P) ou magnésium (Mg). Ces déficits sont secondaires et liés à une absorption déficiente.
- Croissance ralentie : les plantes restent petites, leur développement foliaire est lent
- Jaunissement central des feuilles : typique d’un problème d’absorption de l’azote. Ce nutriment est bien présent, mais l’eau manque pour qu’il soit absorbé.
Conseils pratiques en cas de stress hydrique
Fertilisation inefficace sans eau : inutile de forcer
Apporter du K ou du N n’a que peu d’effet en l’absence d’humidité : les plantes ne peuvent accéder aux éléments disponibles dans le sol.
Optez pour des engrais foliaires, solution temporaire
Une pulvérisation ciblée de potassium, phosphore ou oligoéléments peut aider temporairement. Avec la montée des températures, la couleur s’améliorera et la croissance peut repartir.
La pluie reste indispensable
Sans pluie en juin, le stress persiste. La formation des épis – déjà amorcée mais invisible – peut être perturbée, ce qui risque de donner en juillet des plantes sans épis ou à épis mal remplis.
La chaleur comme catalyseur… à condition qu’il y ait de l’eau
Dès que les racines atteignent les couches plus humides et que les températures augmentent, l’activité racinaire redémarre. Le maïs change alors rapidement : meilleure absorption, coloration améliorée et croissance accélérée. Mais cela nécessite aussi de l’humidité.
💡 En cas de sécheresse prolongée, envisagez une fertilisation foliaire comme solution transitoire. Et astuce pour la prochaine saison : optez pour des variétés de maïs tolérantes à la sécheresse portant le label Hydraneo.
