Webinaire LG Seeds – la réponse à vos questions sur les betteraves sucrières

Tel que nous l’avons promis lors de l’émission de notre webinaire, nous voici de retour avec la réponse à vos questions sur le maïs, les betteraves sucrières et la politique agricole commune.

Ci-dessous, vous trouverez la réponse aux questions concernant les betteraves sucrières.

Betteraves sucrières

Quand disposerons-nous d’une résistance à la jaunisse ? Le dossier des néonicotinoïdes implique un besoin urgent pour cette résistance, bien plus importante aujourd’hui que les maladies foliaires

La recherche s’est aujourd’hui fortement orientée vers cette problématique.  Une variété résistante ne se fait pas en 2 ans. Il nous faudra patienter encore plus ou moins 3 à 5 ans pour arriver avec une variété résistante. En escourgeon et en colza, c’était relativement facile d’incorporer ce gène dans la génétique. Ceci n’est pas le cas pour les betteraves sucrières.

En betterave fourragère, avez-vous le logo ‘sun protection’ pour votre gamme ?

Non, le logo « Sun Protection » n’est utilisé que sur la gamme de betteraves sucrières Betaseed. Il s’agit des variétés rhizomanie BTS 2385, la variété nématode BTS 3305 N et la variété rhizoctone BTS 605.

Nous avons eu clairement une saison de croissance sèche et chaude. Pourquoi les variétés « sun protection » ne se sont-elles pas démarquées davantage ?

Les variétés « Sun Protection » se sont démarquées considérablement dans les essais de l’IRBAB quand la texture était sablo-limoneuse. Vu le fait que quasi tous les essais IRBAB se trouvent dans de très bonnes conditions, cela se remarque un peu moins qu’en pratique. En guise de conclusion, on peut quand même dire qu’il s’agit de variétés avec de très bons résultats dans les essais IRBAB.

Comment les variétés ‘Sun protection’ se comportent-elles en année humide ?

Les variétés labellisées ‘Sun protection’ en année humide se comportent normalement mais en année sèche, elles se distinguent.

Comment les surfaces en betterave sucrière évolueront-elles, si l’on prend en considération leur rendement financier par rapport aux autres grandes cultures ? 

Nous n’attendons pas de grands changements cette année-ci. Les surfaces en betteraves affichent une légère baisse depuis quelques années, mais cette année-ci, ce ne devrait pas être le cas, à moins que les prix du maïs grain et de céréales se maintiennent à un niveau élevé. Dans ce cas, les surfaces en betteraves pourraient baisser quand même. Bien entendu, nous partons du principe que le prix de la betterave sucrière restera similaire à celui d’aujourd’hui. Au contraire, si les prix du sucre se redressent à l’avenir, il y a une grande volonté en Belgique de cultiver plus de betteraves sucrières qu’aujourd’hui. Selon la région, la capacité est suffisante pour traiter ces betteraves.

Les variétés tolérantes aux nématodes, sont-elles tolérantes à tous les genres de nématodes ?

Les variétés anti-nématode sont tolérantes à tous les genres du nématode à kyste de la betterave. Il existe d’autres espèces telles que les nématodes vivant librement dans le sol et les nématodes à galles, mais les variétés de betterave sucrière actuelles ne sont pas résistantes à ces derniers. En culture betteravière, ceux-ci ne posent toutefois pas de grands problèmes.

Etant donné qu’aux Etats-Unis, 98% des betteraves sucrières sont des OGM, comment se fait-il qu’il n’existe toujours pas de OGM tolérants à la cercosporiose ?

Les OGM existants concernent surtout les herbicides. Jusqu’à maintenant, la technologie des OGM ne permet pas de régler le problème des maladies. La procédure est très compliquée. Si c’était plus simple, ce serait pour les Etats-Unis une solution idéale. Chez nous, les OGM sont de toute façon interdits.

La tolérance à la sécheresse, fait-elle déjà l’objet d’essais à l’IRBAB ?

Pas encore, mais ce sera peut-être le cas à l’avenir, car les différences variétales sont importantes dans cette optique.

Quel est le rapport entre la teneur en humus et la teneur en sucre ?

Les parcelles qui bénéficient d’une fertilisation organique plus importante, et donc d’une teneur en humus plus élevée, ont plus d’azote disponible pendant la saison de croissance. Les betteraves arriveront donc moins vite à maturité dans ces parcelles. Le poids des racines sera plus élevé mais la richesse sera significativement plus faible. Il va donc falloir choisir des variétés riches dans ce cas.

Comment les surfaces en betterave sucrière évolueront-elles ? Quel est votre avis sur l’augmentation des coûts phytosanitaires pour la culture de la betterave sucrière ?

Les surfaces affichent une légère baisse depuis quelques années. Toutefois, lorsque le prix du sucre évolue positivement, cela peut changer rapidement. En ce qui concerne l’augmentation des coûts phytosanitaires, il y a une explication. Le désherbage a coûté très cher dans bon nombre de cas au printemps sec de 2020. La technologie Smart avec l’herbicide Conviso pourrait constituer une solution, mais ces variétés ne sont pas encore assez performantes.

Concernant les traitements insecticides, l’utilisation d’insecticides de plein champ connaît un essor à la suite de la réglementation compliquée sur les néonicotinoïdes dans l’enrobage. Etant donné que la réglementation actuelle restera d’application, seulement 20% des semences seront traitées aux néonicotinoïdes. Cette année-ci, le produit Gaucho 4F sera utilisé.